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 Bernard Werber

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MessageSujet: Bernard Werber   Mar 4 Aoû 2009 - 7:59


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MessageSujet: Re: Bernard Werber   Mar 29 Oct 2013 - 0:02



Il a fait ses premières armes en faisant entrer ses lecteurs dans le quotidien d'une fourmilière. Un succès fulgurant. Une vingtaine de livres plus tard, à 52 ans, Bernard Werber excelle toujours dans le genre du roman scientifique. Dans sa dernière œuvre, l'écrivain imagine une nouvelle race de micro-humains, grands de 17 centimètres.

Pourquoi pensez-vous que l'homme est amené à rapetisser ?

« Actuellement, l'homme grandit parce que les enfants mangent mieux, mais c'est un épiphénomène. Une fois passé un cap, l'homme devrait rétrécir parce que l'air est moins bon et que la nourriture se fait plus rare. Partant de là, j'ai imaginé que jadis il y avait des géants de dix-sept mètres, que nous sommes une espèce d'un mètre soixante-dix, et que nous pourrions inventer une espèce plus réduite qui ferait dix-sept centimètres.

" Je pose des questions "

« Scientifiquement, il est possible de créer de petits humains en modifiant le code génétique. C'est juste que personne ne voit l'intérêt. Sauf moi ! (rire) »

Dans votre livre, ces petits hommes se battent pour être reconnus comme humains…

« Je crois qu'on n'a pas défini ce qu'est un être humain. Actuellement, pour nous, c'est évident. Mais jadis, les femmes n'étaient pas des êtres humains, ni les esclaves ou les étrangers. La notion d'humanité a changé à travers le temps. Il y a d'ailleurs un sujet sur lequel le débat est très violent, c'est le fœtus. A partir de quand un fœtus est une cellule fécondée et à partir de quand est-il un être dont la mort serait un crime ? »

Vos romans reflètent votre fascination pour des thèmes existentiels. D'où vous vient-elle ?

« La question " Qu'est-ce qu'on fait là ? " devrait obséder tous les êtres humains. Mais on vit dans un monde tellement économique et superficiel qu'on oublie de se la poser. L'art et le roman sont faits pour lui redonner une place. »

Vous considérez-vous comme philosophe ?

« Être philosophe, aujourd'hui, c'est être une sorte de savant pédant. Je ne me sens pas de ce club-là. Je pose des questions, mais je ne donne pas de réponses. »

On vous a parfois reproché de confondre science et fiction…

« C'est de la science-fiction ! Est-ce qu'on reproche à Jules Verne d'avoir imaginé des sous-marins ou à Luis Oakley d'avoir parlé du clonage ? Je n'ai jamais prétendu que ce qu'il y avait dans mes livres était de la science exacte. »

Votre trilogie des « Fourmis », best-seller international, est rééditée à l'occasion de ses vingt ans. Quel regard portez-vous dessus ?

« Les profs de français ont été d'un énorme soutien, là où les critiques littéraires parisiens n'ont pas compris de quoi il s'agissait. Dès le départ, ils ont prescrit le livre dans les écoles, ce qui a permis d'avoir une très large diffusion. Je leur dois beaucoup. »

Quels sont vos projets ?

« Je suis en train de terminer l'écriture du troisième volet de Troisième humanité (*), qui fait 700 pages. Ensuite, je vais m'attaquer au quatrième tome. Il y a beaucoup de choses à raconter sur le futur de l'humanité, et trois livres ne suffiront pas ! »

(*) « Troisième humanité » est la série de romans dans laquelle s'inscrit « Les Micro Humains ».

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MessageSujet: Re: Bernard Werber   Mar 19 Nov 2013 - 18:34

Bernard Werber : «Je me sens mieux compris en Corée que dans mon propre pays»

yonhapnews.co.kr

Bernard Werber, écrivain de romans de science-fiction, est l’un des auteurs français les plus lus au monde, mais c’est en Corée qu’il a réalisé un tiers de l’ensemble de ses ventes. Depuis la publication de son premier livre intitulé «Les Fourmis» en 1991, l’auteur a vendu environ 20 millions d’exemplaires en 35 langues différentes, dont 7,5 millions en Corée, avec 19 livres publiés.



Dans le cadre de sa visite à Séoul du 14 au 20 novembre pour assurer la promotion de ses deux derniers livres publiés en Corée, les deux premiers tomes de sa saga «Troisième Humanité» qui devrait en compter huit, Werber a livré ce vendredi lors d’une conférence de presse sa vision de l’évolution du monde et les différences culturelles qui existent entre la France et la Corée et qui pourraient expliquer les raisons pour lesquelles ses ouvrages sont beaucoup mieux accueillis localement que dans son propre pays.

L’auteur est en Corée pour la sixième fois depuis la parution de son premier roman en 1993 et explique son succès en pointant que «la Corée est plus tournée vers le futur que la France et les Coréens sont plus enclins à l’aventure technologique». Il va même plus loin, en considérant qu’«en tant qu’écrivain de science-fiction, je me sens mieux compris en Corée que dans mon propre pays. L’attention de la presse française est bien différente de celle que je reçois ici».

Les livres de Werber prennent très souvent pour thème l’exploration d’un idéal d’évolution de l’espèce humaine, en donnant à la nature, aux animaux mais surtout à la science une place centrale. «En tant qu’ancien journaliste scientifique, je m’attache à toujours inclure des éléments scientifiquement vérifiés dans mes romans. Bien que mes idées puissent paraître parfois bizarres, elles sont souvent basées sur des faits scientifiques réels», a expliqué l’auteur français devant un parterre de journalistes.

Il a ensuite loué à plusieurs reprises le développement de la Corée et son esprit tourné vers l’avenir, montrant que c’est le passé difficile du pays et la concurrence de ses puissants voisins qui poussent le peuple coréen à fournir des efforts pour prendre la tête de la révolution technologique.

Dans cet objectif, il qualifie l’éducation coréenne de précieuse, terme qu’il explique par le fait que «la plus grande révolution est celle de l’esprit, en éduquant nos enfants à s’ouvrir à l’inventivité et à la recherche du bien-être par l’évolution», chose que, selon lui, la Corée semble avoir compris, contrairement à la France, qui vivrait plus dans le passé que dans la recherche de perspectives d'avenir.

Bien que ne connaissant pas d’auteurs coréens, Werber s’est dit très intéressé par son cinéma, et notamment par ses réalisateurs qu’il dit «très doués», en faisant une mention particulière du film «Le Transperceneige», réalisé par le Coréen Bong Joon-ho et basé sur la bande dessinée française du même nom. «Pour moi, ce film témoigne des liens culturels et artistiques étroits qui peuvent exister entre nos deux sociétés», a déclaré l’écrivain.

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MessageSujet: Re: Bernard Werber   Mar 4 Mar 2014 - 18:09

"Noir" - un court-métrage réalisé par Geoffroy GROULT d'après une nouvelle de Bernard WERBER.

A découvrir :


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MessageSujet: Re: Bernard Werber   Sam 22 Mar 2014 - 2:35

Bernard Werber. "J’essaie de me démarquer de tout ce qui existe"

ouest-france.fr



Bernard Werber est notre invité, ce dimanche, à l'occasion de la sortie de son livre "Les micro-humains". Interview.

Bernard Werber, pouvez-vous nous faire le pitch de votre livre, Les micro-humains, qui est la suite de Troisième humanité ?

Le projet global, c’est de dire comment va évoluer l’espèce humaine et l’idée de mes deux héros, c’est que l’humanité prochaine sera plus petite, plus féminine et plus solidaire. Dans le premier livre, ils inventent une nouvelle humanité, les micro-humains, et dans celui-ci on les découvre : on s’aperçoit de toutes les problématiques que va créer l’invention de nouveaux humains. Auront-ils les mêmes droits que nous, les tuer est-il un crime, ont-ils le droit de vote, ont-ils le droit d’avoir un état, un gouvernement indépendant… Cela nous ramène à notre responsabilité par rapport à ce qu’on créé. C’est la même responsabilité qu’ont des parents par rapport aux enfants.

Où la même responsabilité que des Dieux vis-à-vis de peuples ? (Lire Nous les Dieux)

C’est la responsabilité de tout créateur vis-à-vis de son œuvre. Il y a une responsabilité de toute personne qui créé quelque chose à partir de rien, sur sa création. C’est la problématique aussi de Frankenstein… Ça me semble un livre sur le thème de la conscience… Se dire « à partir de quand, cet être-là, qui après tout est mon égal, mérite d’être bien traité ? »


Bernard Werber évoque "Les Micro-Humains" par OuestFranceFR

Peut-on résumer vos livres à ces trois notions : science, fiction, réflexion ?

Si je devais trouver trois expressions, je dirais la science, la fiction et la spiritualité. D’ailleurs, plus que la science, je crois que le vrai thème de mes livres, c’est la philosophie. La problématique de Troisième humanité, c’est « Qu’est-ce qu’un être humain ? » J’aime bien le mot de philosophie-fiction, parce que ça veut dire que la vraie révolution ne se fera pas par les techniques, les fusées ou les ordinateurs, elle se fera par le changement de mentalités.


Bernard Werber : science, fiction, spiritualité par OuestFranceFR

Après vingt ans, vous avez vendu vingt millions de livres. Qu’est-ce qui explique ce succès ?

Je crois que l’auteur est le plus mal placé pour savoir pourquoi ses livres intéressent ou n’intéressent pas. A priori, quand j’écris le livre, je fais le meilleur livre possible, qui va m’intéresser en premier en tant que lecteur. Ça touche les gens… Peut-être parce que j’ai envie de les toucher…Par exemple, dans la plupart de mes livres, dès la deuxième page, on connait la problématique. Je ne vais pas ennuyer le lecteur pendant cent pages pour lui raconter la psychologie du héros. Je soigne aussi le « tourné de page », c’est-à-dire le fait qu’il y ait tout le temps des relances et qu’on est tout le temps surpris. Ça, c’est un artisanat, c’est comme l’horlogerie, ça se règle, ça se peaufine, ça s’améliore… Moi, mon souci, ce n’est pas le prix littéraire, c’est le plaisir du lecteur. Peut-être aussi qu’à l’international, les gens regardent la qualité de l’histoire.

Peut-être aussi que vous écrivez des choses qu’on ne lit pas chez d’autres auteurs ?

J’essaie de me démarquer de tout ce qui existe. Si c’est pour faire la même chose que les autres ou des livres à la mode, je vais me retrouver dans la masse.

Beaucoup le font…

Beaucoup le font parce que les éditeurs les poussent à faire des livres qui ressemblent aux livres qui ont marché. Quand est sorti le Da Vince Code et qu’il a marché, on a vu plein de copies françaises… Il y a un proverbe qui dit « Celui qui copie un lion n’est pas un lion, mais un singe ». Le plus grand critique littéraire, c’est le temps et je ne reconnais que ce critère-là.


Bernard Werber, qu'est ce qui explique votre... par OuestFranceFR

Vous parlez du temps, alors on va essayer de se projeter un peu… à travers vos différents ouvrages, on retrouve des personnages, des noms de famille… On les croise d’une histoire à l’autre. Voyez-vous déjà, à très long terme, comment tout cela va finir ? Est-ce que tous vos livres sont la seule et même histoire ?

Je suis comme un architecte qui pose une pierre. Au début, je pensais que la pierre était l’œuvre. Puis, la pierre n’a pas suffi, donc j’ai posé une deuxième pierre, puis une troisième… Maintenant, les vingt livres commencent à ressembler à un mur. Tous les ans, je rajoute une pierre supplémentaire pour former quelque chose. J’ai failli mourir il y a trois ans d’un problème cardiaque, donc l’œuvre aurait été le mur. J’ai la chance d’avoir prolongé ce temps de survie, donc je continue de poser des briques. C’est quand j’aurai posé la dernière brique et que je mourrai qu’on pourra juger du travail dans son ensemble. Pour l’instant, moi-même, je ne sais pas très bien où je vais. Ce que je sais, par contre, c’est que j’ai envie de connecter tous les livres.


Bernard Werber : la connexion entre ses livres par OuestFranceFR


Bernard Werber : la connexion entre ses livres par OuestFranceFR

Vous connectez les livres, les personnages… Y en a-t-il un qui vous plaît plus que les autres ?

Celui qui traverse tous mes livres, c’est Edmond Wells. C’est un peu le journaliste scientifique que j’étais il y a vingt ans. Chaque livre, je fais un transfert sur le héros. Michael Pinson, Edwond Wells, David Wells… Le personnage qui m’a le plus amusé, c’est Cassandre dans Le miroir de Cassandre, parce que c’est toujours intéressant pour un auteur de mon âge, homme, de se mettre dans la peau d’une jeune fille de seize ans et d’essayer de penser comme tel, comment elle voit le monde, comment elle perçoit les hommes. Plus je vais me retrouver dans un être humain qui ne me ressemble pas, plus je vais m’amuser.


Bernard Werber : quel est votre personnage... par OuestFranceFR

Bonus : Bernard Werber visite le journal Ouest-France et improvise des exercices de Tai Chi


Bernard WERBER en visite au journal Ouest... par OuestFranceFR

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MessageSujet: Re: Bernard Werber   Lun 29 Déc 2014 - 10:53

Symbolique cachée derrière la fourmi


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MessageSujet: Re: Bernard Werber   Jeu 16 Fév 2017 - 11:31

Bernard Werber revient sur sa passion pour les chats.

Invité sur le plateau du Grand Show présenté par Alexandra Roost sur Non Stop People, l’écrivain est revenu sur son rapport à cet animal qui cache d’après lui bien des secrets. Pour Bernard Werber, contrairement au chien, le chat est un animal indépendant qui garde toujours un regard interrogatif sur son maître. "L’amour d’un chat se mérite" explique l’auteur.



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MessageSujet: Re: Bernard Werber   Jeu 16 Fév 2017 - 11:37

Bernard Werber : "L'écriture, une manière de survivre, de ne pas devenir fou"



"Toute personne qui crée des mondes n’est peut-être pas totalement satisfaite de celui dans lequel elle vit", postule-t-il.

Petit, "pas un très bon élève, ni très sociable", il restait dans les forêts à observer la nature. "J’ai commencé à écrire des histoires parce qu’à l’école je ne me sentais pas bien du tout. J’étais le binoclard solitaire qui lisait des bouquins dans un coin, qui s’est aperçu qu’il avait le regard intéressé des autres quand il racontait des histoires." L'écriture est alors pour lui "une résilience, une manière de survivre, de ne pas devenir fou".

L'auteur s'insurge du dédain porté à la science-fiction.

"La SF est un genre qui a été tué dans les années 70 par l’arrivée du nouveau roman, et on a considéré qu’il ne fallait parler que du réel et du vécu de l’auteur. En France, on a décidé que la SF, c’était anglo-saxon. Du moment qu’on est catalogué littérature de genre, on est rangé dans un petit coin dans les librairies et on passe pour de la littérature qui n’est pas sérieuse. Il est quand même temps de rappeler que Jules Verne était Français et que Barjavel et Pierre Boule, l’auteur de La planète des singes, aussi. On a une très bonne SF française qui n’est pas visible."

Lui voit dans le genre bien des avantages.

"On s’autorise à imaginer ce qui risque d’arriver dans les années, les siècles, voire les millénaires à venir. C’est passionnant parce que la plupart des gens ne voient que sur une année, ou sur cinq ans pour les politiciens."

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