OTHELLO

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 Les Carnets de JC Blondel

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jc-blondel
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MessageSujet: pour nous deux sans orage(couronne de sonnet)   Jeu 26 Fév - 1:05

Couronne de sonnets

a) Quand reviennent le soir
b) Dans nos jeux
c) Un monde sans faiblesse
d) A fond dans l’allégresse

e) Au placard de l’ennui
f) Loin du repaire noir
g) Pour jouir de ce temps
h) Nous irons nous baigner

i) De ces mets défendus
j) La couse sauvage
k) Au gré des océans

l) Dans le souffle des vents
m) Pour vivre cet amour
n) Ces instants de caresse



Pour nous deux sans orage


QUAND REVIENNENT LE SOIR


Quand reviennent le soir ces instants de caresse
Nos corps au fond du lit s’abreuvent de désir
En se désaltérant aux sources du plaisir
Pour forger notre amour aux feux de la tendresse.

Ainsi nous filerons sans aucune promesse
Sur les chemins secrets où mène l’avenir
En laissant de coté cet affreux souvenir
Qui noircit nos matins des tons de la tristesse.

Nous irons parcourir la mer et l’océan
Naviguant sans répit à la force du vent
Pour cacher ce trésor dans une île lointaine.

A l’abri des regards nous vivrons sans souci
Dans un monde pour nous à la douceur sereine
Je trouve pour nos jeux le nouveau, l’inédit.

DANS NOS JEUX


Je trouve pour nos jeux le nouveau, l’inédit
En froissant de mes doigts les plis de ta dentelle
Pour découvrir ta peau de jeune demoiselle
Offerte à mon regard dans le noir de la nuit.

Je goutte les saveurs des rêves d’infini
Sous la flamme dansante au bout de la chandelle
J’allume sur ton sein la petite étincelle
Qui fait de nos ébats, un rempart à l’ennui.

Je laisserai ma main de sa fine écriture
Raconter aux lecteurs notre belle aventure
Dans l’antre d’un roman où cet amour survit.

Je poursuis chaque jour cette course sauvage
En faisant sur ton corps ce merveilleux voyage
En surfant sur les bords discrets de l’interdit.


UN MONDE SANS FAIBLESSE


En surfant sur les bords discrets de l’interdit
Nos élans d’amoureux y feront un passage
En donnant au plaisir la fantastique image
Quand s’écroulent les corps dans le centre du lit.

Au soleil du printemps le désir reverdit
Devenant conquérant, partant à l’abordage
Des douceurs des appas cachés sous le corsage
De la dame qui vient pour s’offrir vers minuit.

La beauté de l’instant nous parait merveilleuse,
Chez l’adulte, les jeux sont d’une humeur joyeuse
Quand les ébats charmeurs nous remplissent d’espoir.

A l’aube nous aurons ces moments de paresse
Après s’être jeté dans les splendeurs du noir
Nous ferons de l’amour, un monde sans faiblesse.


A FOND DANS L’ALLEGRESSE


Nous ferons de l’amour un monde sans faiblesse
Hissant son pavillon sur le mat d’un bateau
Pour montrer que parfois derrière le rideau
Il existe un pays qui se nomme tendresse.

Nos corps à corps seront sans aucune finesse
Sur la couche dorée où le rivage est beau
Quand je glisse mes doigts sur la peau de ton dos
Avant de m’arrêter sur le bord de ta fesse.

Nous partageons la nuit ces intenses moments
Où nos rêves seront à l’abri des tourments
D’un passé de rancœurs qui parfois nous oppresse.

Au festin du plaisir nous sommes invités
A déguster sans fin ces desserts annoncés
Pour vivre de désir à fond dans l’allégresse.


AU PLACARD DE L’ENNUI

Pour vivre de désir à fond dans l’allégresse
Nous bâtirons le toit de la belle maison
En trouvant le chemin tout droit vers l’horizon
Où les enfants vivront malgré le temps qui presse.

Nous aurons des bonheurs plein de délicatesse
Pour aimer sans regret qu’importe la saison
Nous ferons un château paré de ton blason
Qui sera le palais de ma douce princesse.

Dans un monde inconnu je deviendrai le roi
D’un royaume secret où le désir est loi
Avec pour seul décret celui de la confiance.

En voguant de concert sans jamais de non dit
Les querelles seront oubliées en silence
Loin du repaire noir au placard de l’ennui.


LOIN DU REPAIRE NOIR

Loin du repaire noir du placard de l’ennui
Nous aurons des soleils éclatants de brillance
Pour allumer le temps au delà du silence
En offrant à l’amour un asile, un abri.

Les duels d’amoureux sur les rings du lit
Façonnent le bonheur sans nulle discordance
En goutant chaque instant de la seule présence
De cet être chéri par ce cœur attendri.

Nocturne voyageur sur la plage éphémère
Du rivage doré du peuple de Cythère
Où tout a des odeurs, des senteurs d’infini.

Le hasard du voyage au-delà de l’errance
Nous sommes de l’amour un beau couple en partance
Pour jouir de temps qu’on appelle la nuit.


POUR JOUIR DE CE TEMPS


Pour jouir de temps qu’on appelle la nuit
Sur le fil noir tendu sur le toit de ta couche
Quand je viens déposer un baiser sur ta bouche
Doucement quand le soir s’invite dans ton lit.

J’avance mes deux mains sur ton corps qui frémi
Des qu’un ongle distrait tout simplement te touche
Mais devant ta beauté j’ai le regard qui louche
Sur ton superbe sein au galbe rebondi.

Voyageant sur ta peau jusqu’aux lueurs de l’aube
Et même si mon cœur quelquefois maraude
Sur les étroits chemins du rêve dépassé.

En venant dans tes draps ma charmante duchesse
Pour toucher de mes doigts ce bout d’éternité
Nous irons nous baigner sur des rives paresse.

NOUS IRONS NOUS BAIGNER

Nous irons nous baigner sur des rives paresse
Sous un ciel bourgeonnant de gros nuages blancs
Où parfois un rayon vient caresser nos flancs
En brunissant ta peau de superbe déesse.

Dans le cours de nos nuits toi, ma belle prêtresse
Tu m’invites souvent à m’asseoir sur des bancs
Où nous échangerons tous nos baisers brulants
Quand le désir nous plonge dans son ivresse.

Nous bâtissons pour nous à l’abri des regards
Un petit nid douillet caché dans les brouillards
Où notre amour grandi sans autres différences.

Dans l’église d’un lit loin des sous entendus
Pour faire cet autel pour unir nos enfances
Nous avons visité tous les chemins perdus.



DE CES METS DEFENDUS

Nous avons visité tous les chemins perdus
En faisant chaque soir de folles promenades
Sur les remparts flétris de viles débandades
Quand l’amour se sortait de ses sentiers battus.

Nous avons déchiffré des refrains inconnus
Pour faire des chansons de nos douces ballades
Nous sommes désormais de tendres camarades
Luttant dans des combats à peine résolus.

A l’aube, le matin quand la cloche résonne
Au clocher du beffroi lorsque l’orage tonne
Nos corps ensommeillés se parent de vertus.

La tendresse rodant telle une ensorceleuse
Se raccroche aux lambeaux de cette nuit joyeuse
Pour gouter dans l’instant tous ces mets défendus.



DANS LA COURSE SAUVAGE

Pour gouter dans l’instant tous les mets défendus
Ils attirent nos pas sur la rive adultère
Nous promettant souvent des moments de galère
Dans le satin froissé de désirs malvenus.

Apres avoir vogué vers des cœurs ingénus
Pour égayer la nuit qui paraissait austère
Dans son monde incongru balloté sans mystère
Où les astres du soir tout à coup se sont tus.

En vieil adorateur des jupons en dentelle
Je vis tous mes émois sur un bout de ficelle
Pour ne garder plus tard qu’un vague souvenir.

En nous, nous conservons l’esquisse d’une image
D’un passé qui permet de vivre un avenir
Sans jamais nous lancer dans la course sauvage.




AU GRE DES OCEANS

Sans jamais nous lancer dans la course sauvage
Quand un tendre regard poussera notre main
A découvrir l’endroit où se cache le sein
En poussant le bouton qui ferme le corsage.

Nous nous abandonnons à l’amour de passage
Qui reste dans ton lit jusqu’au prochain matin
Avant de repartir pour un autre festin
Car elle en veut beaucoup et même d’avantage.

Tu te retrouves là, plus rien pour t’émouvoir
Sur le grand fil du temps espérant pour le soir
Un corps à dénudé pour de folles ripailles.

Dans le gouffre nacré que fabriquent les ans
Pour pouvoir nous offrir de divines batailles
Nous allons voyager au gré des océans.


DANS LE SOUFFLE DES VENTS

Nous allons voyager au gré des océans
Cherchant un paradis sur une île lointaine
Un asile doré pour ma belle sirène
Abrité des tourments et des vieux ouragans.

Nous nous amuserons de ces jeux innocents
Enjolivant le temps qui fait la quarantaine
Nous nous abreuverons aux eaux de la fontaine
Qui dévalent là-bas sur l’onde des torrents.

Nous écrirons les mots qui feront notre histoire
En les rangeant au chaud, au fond de la mémoire
Pour les remémorer à nos jours vieillissants.
En hissant sur le mat notre drapeau de toile
Nous suivrons le chemin que trace notre étoile
Bataillant chaque jour dans le souffle des vents.



POUR VIVRE CET AMOUR

Bataillant chaque jour dans le souffle des vents
Pour vivre de bonheur sans nulle déchirure
Quand le zéphyr revient pour gonfler la voilure
Il vient nous emporter au travers des continents.

A force de rêver à ces appas charmants
Vous franchirez le pas pour tenter l’aventure
Rien qu’un soir seulement dans cette dictature
Qu’imposent tous les corps dans les ébats d’amants.

Avant de repartir vers cet imaginaire
J’emprunte chaque nuit cette route éphémère
Où les songes parfois sont trop vite assombris.

Dans le décor sucré du rêve de passage
Voila cet univers où tout sera permis
Pour vivre cet amour, pour nous deux, sans orage.



CES INSTANTS DE CARESSE

Pour vivre cet amour, pour nous deux, sans orage
En ajoutant des jours au total de nos nuits
Au palis du désir à l’abri des ennuis
Nos cœurs seront les rois d’un royaume bien sage.

La douceur de nos peaux dans un tendre partage
Se cherche dans nos lits où nos corps endormis
Voyagent sans façon dans des mondes bénis
En oubliant un peu tous les méfaits de l’âge.

Et nous écouterons l’aubade des matins
Dansant main dans la main sur de joyeux refrains
Echangeant sans remords des gestes de tendresse.

En écrivant les mots qui feront mes sonnets
J’attends de l’avenir des hommages sucrés
Quand reviennent le soir ces instants de caresse.



POUR NOUS DEUX, SANS ORAGE

Quand reviennent le soir ces instants de caresse
Je trouve pour nos jeux le nouveau, l’inédit
En surfant sur les bords discrets de l’interdit
Nous ferons de l’amour, un monde sans faiblesse.

Pour vivre de désir à fond dans l’allégresse
Loin du repaire noir au placard de l’ennui
Pour jouir de temps qu’on appelle la nuit
Nous irons nous baigner sur des rives paresse.


Nous avons visité tous les chemins perdus
Pour gouter dans l’instant tous ces mets défendus
Sans jamais nous lancer dans la course sauvage.

Nous allons voyager au gré des océans
Bataillant chaque jour dans le souffle des vents
Pour vivre cet amour, pour nous deux, sans orage.

jc blondel
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MessageSujet: la plume se tarit   Lun 20 Juin - 19:15

LA PLUME SE TARIT


La plume se tarit les mots sont en vacances
Ils émigrent déjà vers quelques autres pages
Quand seule elle est perdue au fond de ses silences
En arrêtant d’un coup ses merveilleux voyages.

Sans relâche il poursuit la rime et ses couplets
Sur ces routes d’hier où naissent les chansons
Mais la muse aujourd’hui garde tous ses secrets
En le laissant muet, seul avec ses crayons.

Poète désuet semblant en mal d’histoire
Remet du carburant au bout de ton stylo
Affute donc tes vers, sort les de ta mémoire
Dessine tes sonnets sur le noir du tableau.


jc blondel
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MessageSujet: mon stylo s'est eteint   Lun 20 Juin - 19:17

MON STYLO S’EST ETEINT



Mon stylo s’est éteint, laissant blanche la page
Il ne sait rien des mots qui feront son refrain.
Il ne veut plus partir dans ce joli voyage
Qui devait l’emporter simplement vers demain.

Il en perd ses couplets, ses rimes et ses vers
Mon stylo s’est éteint, laissant blanche la page
Stoïque il s’endort là dans un tiroir pervers
Car le noir a mangé la beauté de l’image.

Bâillonné sans espoir il redevient l’otage
D’une muse en colère aux abonnés absents
Mon stylo s’est éteint, laissant blanche la page
En laissant le poète à ses affreux tourments.

Peut-être qu’un beau soir, un rayon de douceur
Reviendra réveiller ce crayon qui surnage.
En attendant, je vois, au comble du malheur
Mon stylo s’est éteint, laissant blanche la page.


jc blondel
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MessageSujet: le discours des vents   Mer 29 Juin - 2:05

LE DISCOURS DES VENTS

Les vents ont transporté le sable du désert
Pour me faire une plage au bord de ma piscine
Les vents ont caressé le bout de ta poitrine
Pour offrir à l’amour un merveilleux dessert.

Les vents m’ont rapporté de sinistres murmures
Qui sont des cris d’enfant au milieu des combats
Les vents vont assécher les vilaines blessures
D’un amoureux perdu qui pleure en contre bas.

Pour nous mettre à l’abri du feu de ces orages
Les vents ont bousculé le gris de nos nuages
Pour laisser rayonner le soleil de l’été.

Les vents m’ont raconté les dires d’un vieux sage
Le lucide discours d’un homme d’un autre âge
Qui, malgré tout, espère en notre humanité.

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MessageSujet: de la belle impudique   Mer 29 Juin - 2:06

DE LA BELLE IMPUDIQUE

En faisant le tableau de la belle impudique
J’inventai sous mes traits l’éternel féminin
Par cette nudité, par ce regard mutin
Elle offrait le désir du charme romantique.

J’avais au fond des yeux un rêve nostalgique
En faisant le tableau de la belle impudique
Sur la toile où la nuit mon pinceau s’évadait.

Au soleil, doucement, la peinture séchait
Irisant la couleur d’un reflet magnifique
En faisant le tableau de la belle impudique.

En laissant mon crayon dans sa course magique
Courir sur le papier pour finir mon dessin
J’ai décrit mon espoir et mon bonheur coquin
En faisant le tableau de la belle impudique.


jc blondel

c'est un sonnet irrégulier mailletisé (avec la forme du maillet)
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MessageSujet: le desir dessinait   Mer 27 Juil - 21:34

LE DESIR DESSINAIT

Le désir dessinait ses traits sur ton visage
En faisant le tableau de mes songes d’amant
Il chahutait parfois tous mes rêves d’enfant
En ouvrant sous mes yeux les plis de ton corsage.

En caressant ta peau je m’offre ce voyage
Pour aller visiter les plages de ton corps
Où je peux m’arrimer dans l’anse de tes ports
Pour vivre de plaisir dans un fol abordage.

Le crépuscule avait par sa fauve couleur
Colorer notre nid de teintes chaleureuses
Qui donnent aux ébats l’image du bonheur.

Je garde au fond de moi dans un coin de mon cœur
Le souvenir sucré des heures merveilleuses
Quand l’amour s’installait sur ta couche, en douceur.

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MessageSujet: pour vivre avec entrain   Mer 27 Juil - 21:35

POUR VIVRE AVEC ENTRAIN

Lorsque sur le blanc de la page
Mon crayon, chaque soir, voyage
Il s’invente un nouveau refrain
Qui raconte une vieille histoire
Inscrite au fond de sa mémoire
Pour vivre avec entrain, demain.

Il y va par son écriture
Chanter longtemps son aventure
Sans y déposer le mot fin.
Il veut par sa seule présence
Eliminer tout ce silence
Pour vivre avec entrain, demain.

Il écrit comme une prière
Pour abolir une frontière
Sur la route de son destin
Pour éloigner ces solitudes
Tout en changeant les habitudes
Pour vivre avec entrain, demain.

jc blondel
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MessageSujet: je laisse aller ma plume (couronne de sonnet)   Sam 17 Sep - 17:41

Couronne de sonnet n°3


JE LAISSE ALLER MA PLUME

1 : dans le monde des mots
2 : pour enivrer les cœurs
3 : tous ces bonheurs perdus
4 : sur le fer de l’enclume
5 : je pousse le rideau
6 : les plaisirs assidus
7 : des malentendus
8 : un amour qui s’allume
9 :l’aubade d’un printemps
10 : son formidable fruit
11 : de divines caresses
12 : Mon timide refrain
13 : de joyeuses princesses
14 : pour donner du soleil
15 : je laisse aller ma plume













DANS LE MONDE DES MOTS

Dans le monde des mots je laisse aller ma plume
Pour raconter le feu qui parfois me consume
Sur le parcours feutré des rimes d’un sonnet.

Quand l’encre de velours s’étale sur la page.

Je dépose mes vers dans l’onde du regret
En voyant revenir la peur et l’amertume
Quand mon regard le soir sur la plage s’embrume
Emportant par le vent le souffle du secret

Quand l’encre de velours s’épanche sur la page.

Sur le papier noirci, le vieux crayon voyage
Ecrivant des refrains souvent inattendus
Au gré d’une chanson que l’on offre en partage
Qui viendra nous griser par sa course sauvage
Pour enivrer les cœurs des rêves défendus.


POUR ENIVRER LES CŒURS

Pour enivrer les cœurs de rêves défendus
Je pourrais chahuter tous vos appas de femme
Lorsque minuit revient pour chavirer votre âme
Dans l’enfer rougissant des songes ambigus.

Je laisse à mon esprit ce combat dérisoire
Qui ne dit pas son nom tant il est illusoire
En trouvant du plaisir sous le satin des draps.

Je profite gourmand de ces instants magiques
Que m’offrent les amours dans ce monde ici bas
Pour gouter la douceur de rondeurs magnifiques.

Je place sans soucis loin des malentendus
Parmi les courants d’air d’un vent frais qui réclame
Son comptant de désir. Pour évincer le drame
J’écarte du chemin tous ces bonheurs perdus.

TOUS CES BONHEURS PERDUS

J’écarte du chemin tous ces bonheurs perdus
Laissant aux souvenirs un coin dans ma mémoire
Pour écrire à nouveau loin des sous entendus.

Je bâtis doucement une nouvelle histoire
En mettant des couplets au bout de mon refrain
Pour chanter mon amour dans le petit matin.

Comme un prince d’hier sans répit je m’assume
Délaissant les malheurs aux placards de l’ennui
Je fais pour ma princesse un tout petit abri
Où l’odeur du désir sans regret nous parfume.

Lorsque le vent d’été viendra chasser la brume
Pour éclairer le temps des lueurs d’infini
Je forgerai des mots sur un vieil établi
En ciselant mes vers sur le fer de l’enclume.


SUR LE FER DE L’ENCLUME

En ciselant mes vers sur le fer de l’enclume
Je donne à mes rondeaux de sublimes refrains
En laissant mes crayons à ses tendres desseins
Pour suivre le chemin qu’écrit mon porte plume.

La chanson s’en ira remonter le volume
Sur les notes d’un soir venant des clavecins
De ce Mozart d’un jour sous quelques baldaquins
Où le chanteur parfois dans le noir s’accoutume.

Je surfe sur des mots filant en continu
Sur le papier jauni d’un songe reconnu
Qu’emportera la mer sur son reflet d’écume.

La rime existera sur des vers inédits
Pour aller conquérir ces rêves interdits
Je pousse le rideau de ces lambeaux de brume.

JE POUSSE LE RIDEAU

Je pousse le rideau de ces lambeaux de brume
Pour colorer de bleu ce rêve d’avenir
Estompant pour longtemps le gris de l’amertume.

Je dessine le temps du songe en devenir
En mettant quelques mots sous un trait de rature
Je laisse pour demain mon besoin d’aventure.

Comme un bateau je vogue au gré de l’océan
Dans ce grand livre ouvert que donne l’existence
En allumant le noir rempli par le silence
Par les quelques clartés du fond du firmament

Je poursuis mon parcours sur des sentiers battus
Pour accrocher l’amour au bout de vos dentelles
Du rempart de vos corps mes tendres demoiselles
Pour assouvir l’été les plaisirs assidus.


LES PLAISIRS ASSIDUS

Pour assouvir l’été les plaisirs assidus
Je cherche le chemin de la blanche dentelle
Pour venir découvrir chez ma douce infidèle
Tout au fond de son lit ses charmes éperdus.

Au grand bal de l’amour nous sommes descendus
Quand le désir coquin par nos pores ruisselle
Il brille par instant la petite étincelle
Qui remet dans nos cœurs des rêves ingénus.

Dans l’ombre de la nuit, un élan de tendresse
Laissera mes dix doigts oser une caresse
Dans la douceur des draps sur nos corps étendus.

Dans le petit matin quand le brouillard s’efface
Assis dans le boudoir tout seul devant ma glace
Je remonte le temps de nos malentendus.

DES MALENTENDUS


Je remonte le temps de nos malentendus
Pour éteindre les feux d’un mauve crépuscule
Où l’horizon s’en va comme un vieux funambule
Danser sur un nuage et ses longs fils tendus.

Vagabond d’un plaisir qui part en promenade
Sur des chemins déserts plongés dans la panade
En gardant mes espoirs pour mes prochains matins.

En notant quelques mots de ma belle écriture
Je laisse au jour nouveau le gout à l’aventure
Pour changer les couleurs de ce monde incertain.

Oubliant sans regret ces parfums d’amertume
Je poursuis le désir jusqu’au bout de la nuit
Où j’espère trouver ce regard qui séduit
Pour réveiller l’émoi d’un amour qui s’allume.


UN AMOUR QUI S’ALLUME

Pour réveiller l’émoi d’un amour qui s’allume
Je laisse le désir guider mon porte plume
Sur les chemins lignés de la page bonheur

Donnant à la tendresse, un billet un voyage.

Paragraphes feutrés d’un monde de douceur
Qui s’écrivent le soir en prenant du volume
Pour offrir sans regret dans les diners du cœur
Le nectar d’un plaisir sucré sans amertume.

La tendresse est souvent le début d’un voyage.

En allant rechercher au fond de son corsage
La saveur d’un amour qui s’égoutte sans bruit
Mes doigts pourront toujours accoster sur sa plage
Où va se fredonner sous le vert de l’ombrage
L’aubade d’un printemps qui file dans la nuit.


L’AUBADE D’UN PRINTEMPS

L’aubade d’un printemps qui file dans la nuit
La musique du vent la fredonne en sourdine
Et son refrain joyeux est comme une routine
Qui viendra bousculer les remparts de l’ennui.

Lorsque le noir revient c’est le jour qui s’enfuit
Laissant sur l’horizon une couleur sanguine
Pour donner aux amants une humeur libertine
Quand sonnent au clocher douze coups de minuit.

Le mélange des peaux dans une sérénade
Offrira pour l’amour une folle ballade
Sur l’air d’une chanson qui toujours nous séduit.

Sur des chemins frileux, l’onde de la caresse
Me permet de gouter ce regain de tendresse
En cueillant sur un corps son formidable fruit.


SON FORMIDABLE FRUIT

En cueillant sur un corps son formidable fruit
Le festin de l’amour s’invitait à ma table
Allumant ses lueurs pour briller dans la nuit.

Cet instant magnifique a tout du formidable
Quand mes doigts égarés vont sillonner la peau
De la belle endormie auprès de son trousseau.

En laissant de côté mes pleurs et mes détresses
Je poursuis mon chemin mes rêves d’amoureux
En goutant sans façon les appas merveilleux
De la brune qui vient réveiller mes promesses.

Je nage à m’y noyer dans de folles paresses
Sur le flot d’un regard et c’est miraculeux
De rêver dans les bras d’une fille aux beaux yeux
Pour gaver mon désir de divines caresses.

DE DIVINES CARESSES

Pour gaver mon désir de divines caresses
Les baisers échangés par nos douces promesses
Viendront nous abreuver du nectar du bonheur

Nous promettant ainsi chaque soir un voyage.

En savourant enfin ces instants de douceur
Qui mettront des couleurs à toutes nos promesses
Je laisse aller la nuit dans toute sa lenteur
Pour dépenser ici mon trop plein de tendresse

En offrant quelque part un étrange voyage.

Je poursuis mon chemin et ma course sauvage
Qui m’emmène toujours vers un autre matin
Lorsque le vent d’hiver nous invite au naufrage
Pour calmer mes effrois sous le feu de l’orage
Je chante sans façon mon timide refrain.

MON TIMIDE REFRAIN

Je chante sans façon mon timide refrain
Laissant se promener mes mots sur la lagune
J’envoyais ma chanson par le vent sur la dune
Lorsque le noir guettait le retour du matin.

Quelques notes la nuit repartent en voyage
Elles feront danser les dames sur la plage
Pour retrouver parfois des rêves égarés.

Dans l’ombre chaque soir, par une mandoline
Résonne la rengaine elle chante en sourdine
Le chant d’un troubadour, songe des temps passés.

En revenant chez nous parfois sans allégresse
Elle ouvre à nos désirs les portes du frisson
Le souffle des plaisirs qu’on prend à l’unisson
Dans les bras langoureux de joyeuses princesses.


DE JOYEUSES PRINCESSES

Dans les bras langoureux de joyeuses princesses
Dégustant ce festin sous le drap de nos lits
En surfant quelque part sur d’autres interdits
Dans les ébats feutrés de nos folles caresses.

Fini les soirs maudits de toutes nos détresses
Où les plaisirs n’ont plus le gout des inédits
Mais ils nous reviendront en de tendres délits
Car l’amour a tenu ses sublimes promesses.

Sous le ciel éclairé des étoiles la nuit
Le parfum du bonheur s’exhale sans un bruit
Pour bâtir l’écheveau d’un rêve qui s’installe.

Je poursuis le chemin que trace le destin
Lorsque l’amour revient de sa tendre cavale
Pour donner du soleil à mon prochain matin.


POUR DONNER DU SOLEIL

Pour donner du soleil à mon prochain matin
J’inviterai l’été pour calmer les orages
En colorant de bleu tous le gris des orages
Pour offrir aux saisons ce superbe festin.

Lorsque la nuit revient danser au crépuscule
En noircissant parfois la frêle majuscule
Dans les vers d’un rondeau perdu dans ses regrets.

Sur mon bureau de bois mon crayon s’illumine
Libérant les couplets d’une ronde coquine
Où des phrases seront parade de secrets.

Je range aux souvenirs les temps de l’amertume
Dans l’armoire aux secrets au fond de l’univers
En trouvant dans l’éden des paradis ouverts
Dans le monde des mots je laisse aller ma plume.


JE LAISSE ALLER MA PLUME

Dans le monde des mots je laisse aller ma plume
Pour enivrer les cœurs de rêves défendus
J’écarte du chemin tous ces bonheurs perdus
En ciselant mes vers sur le fer de l’enclume.

Je pousse le rideau de ces lambeaux de brume
Pour assouvir l’été les plaisirs assidus
Je remonte le temps de nos malentendus
Pour réveiller l’émoi d’un amour qui s’allume.

L’aubade d’un printemps qui file dans la nuit
En cueillant sur un corps son formidable fruit
Pour gaver mon désir de divines caresses.

Je chante sans façon mon timide refrain
Dans les bras langoureux de joyeuses princesses
Pour donner du soleil à mon prochain matin.


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MessageSujet: je traine tous les soirs   Sam 17 Sep - 17:42

JE TRAINE TOUS LES SOIRS

Je traîne tous les soirs ma béquille à la main
Sur des chemins noircis, noyés dans le silence.
Quand je pouvais courir, le phare du destin
S’éteignit d’un seul coup, perte de connaissance.

Dans la course du temps tout devient incertain
Les galops effrénés sont plus de circonstance
Je traîne tous les soirs ma béquille à la main
Sur des chemins noircis, noyés dans le silence.

J’égare mon regard sur l’horizon sans fin
Espérant du soleil sur un prochain matin
Pour goûter à nouveau de ce peu d’espérance.

Je poursuis chaque nuit ma route, mon errance
Je traîne tous les soirs ma béquille à la main
Sur des chemins noircis, noyés dans le silence.

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MessageSujet: sur la route de Damas   Lun 19 Sep - 15:29

LA ROUTE DE DAMAS

La route de Damas abrite un assassin
A l’aide de ses chars il sème la misère.
Il arme des soldats pour masquer son déclin
Sa haine n’aura plus, pour eux, aucun mystère.

Contre la liberté, de son rire mesquin
Il déclare ce soir une sordide guerre
La route de Damas abrite un assassin
A l’aide de ses chars il sème la misère.

Dictateur imbécile au stupide destin
Des morts paveront ton morbide chemin
Mais ils te renverront au fond de ta tanière.

Il entache de sang les arpents de sa terre
La route de Damas abrite un assassin
A l’aide de ses chars il sème la misère.

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MessageSujet: un troubadour déçu   Lun 19 Sep - 15:29

UN TROUBADOUR DECU

La musique du temps rapporte le message
Du monde délabré d’un troubadour déçu
Son crayon s’égarait sur une blanche page
En recherchant les mots d’un poème perdu.

Il compile ses vers dans le fond d’un ouvrage
Où s’écrit maintenant son rêve d’ingénu,
La musique du temps rapporte le message
Du monde délabré d’un troubadour déçu.

La rime quelquefois dans un long bavardage
L’accompagne la nuit dans son vagabondage
Sur le rivage fou d’un désir attendu.

Aujourd’hui son bonheur est presque révolu.
La musique du temps rapporte le message
Du monde délabré d’un troubadour déçu.


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MessageSujet: par des mots d'autrefois (ronde de terza)   Mar 1 Nov - 19:45

PAR DES MOTS D’AUTREFOIS

MAITRE : PAR DES MOTS D’AUTREFOIS
01 : A L’AUBE
02 : SUR LE LAC
03 : PLEIN D’IVRESSE
04 : AU BOUT DES NUITS
05 : LES SONNETS
06 : L’AUTRE MELUSINE
07 : UN UNIVERS
08 : L’ALBATROS
09 : LES PISTES EN TRAVERS
10 : LA CHIMERE




PAR DES MOTS D’AUTREFOIS

A l’aube de ce jour que célébrait Hugo
Sur le lac apaisé de l’ami Lamartine
Plein d’ivresse un bateau fait naviguer Rimbaud.

Musset au bout des nuits taillait sa grise mine
Récitant dans le noir tous les sonnets d’Arvers
Quand Verlaine rêvait d’une autre Mélusine.

D’un loup, d’un cor, Vigny bâtit un univers
Où plane l’albatros de Charles Baudelaire
Quand Mallarmé courait les pistes en travers

D’un monde ou De Nerval pourchassait la chimère.



A L’AUBE


A l’aube de ce jour que célébrait Hugo
Les pages d’un roman comme feuilles d’automne
Se gonflaient au vent fou d’un beau rêve indigo.

Il entendait le chant du clocher qui résonne
Pour calmer les effrois d’un nouvel Hernani
Qui pleurait dans ses cris le temps qui l’abandonne.

Il ouvrait quelquefois la porte à l’infini
Sans laisser la saison installer la routine
De printemps délestés du fardeau de l’ennui

Sur le lac apaisé de l’ami Lamartine.


SUR LE LAC

Sur le lac apaisé de l’ami Lamartine
Le vent a bousculé cet horizon noircit
Pour offrir au soleil une lueur divine.

En posant quelques vers sur un papier jauni
Il inventait les mots d’une étrange musique
Pour pleurer son amour à tout jamais parti.

Sur ce bel océan le destin est tragique
Ses restes de bonheur s’en iront au fil de l’eau.
Sur le lac du Bourget près de la vieille crique

Plein d’ivresse un bateau fait naviguer Rimbaud.

PLEIN D’IVRESSE

Plein d’ivresse un bateau fait naviguer Rimbaud
Sur le rivage bleu d’un monde symbolique
Sans pleurer pour autant l’eau douce d’un ruisseau.

Il cherchait les chemins de sa nouvelle Afrique
Lui, le beau vagabond aux semelles de vent
Qui chantait ce pays sans admettre réplique.

Oubliant pour un temps le noir de son tourment
Il conserve ses vers gardant l’humeur badine
Quand il trouve une étoile au fond du firmament

Musset au bout des nuits taillait sa grise mine.


AU BOUT DES NUITS

Musset au bout des nuits taillait sa grise mine
Pour cacher la détresse à son espoir d’amant
Quand sa muse parfois lui paraissait mutine.

Pour charmer sans regret sa belle au bois dormant
Il compose en secret des sizains des nouvelles
Pour l’apaiser le soir, un peu comme une enfant.

Il pourra simplement souffler sur les chandelles
Pour éteindre l’ardeur de ce désir pervers
Qui revenait froisser le blanc de ses dentelles

Récitant dans le noir tous les sonnets d’Arvers.


LES SONNETS

Récitant dans le noir tous les sonnets d’Arvers
Il voyait son regard faire des étincelles
En s’ouvrant le portail de paradis divers.

Il ose de ses doigts tirer sur les ficelles
Pour découvrir enfin les mots d’une chanson
Qui les fera danser ses chères demoiselles.

Les rimes changeront le gris de la saison
Pour donner ce doré qui parfois l’illumine
Là-bas, sur le grand fil que trace l’horizon

Quand Verlaine rêvait d’une autre Mélusine.


L’AUTRE MELUSINE

Quand Verlaine rêvait d’une autre Mélusine
Tel un pauvre Gaspard errant sur le gazon
Pour suivre le chemin qui mène à Colombine.

Il était trop déçu par une trahison
D’une femme qui fit par sa fausse promesse
D’un rêve merveilleux une triste prison.

D’un songe familier il fait une caresse
Pour libérer l’émoi du fonds de ses enfers
En offrant au bonheur une ode à la tendresse.

D’un loup, d’un cor, Vigny bâtit un univers.


UN UNIVERS

D’un loup, d’un cor, Vigny bâtit un univers
Pour construire un château pour sa brune déesse
En lui chantant l’amour sans un mot de travers.

Avec un esprit pur éperdu de tendresse
Il cueillait tous les fruits même les défendus
Savourant les nectars sans que rien ne le presse.

L’averse du malheur par des malentendus
L’emmène dans Paris, voyageur solitaire
Dans le petit matin sur des sentiers perdus

Où plane l’albatros de Charles Baudelaire.


L’ALBATROS

Où plane l’albatros de Charles Baudelaire
Le ciel bleu s’est noircit de nimbus malvenus
Pour gâcher le printemps d’un jeune téméraire.

Avec les vents du nord les froids sont revenus
En rhabillant déjà cette belle passante
Qui cache ses appas sous un grand pardessus.

Le soir, sans harmonie, une aubade déchante
Prenant les fleurs du mal comme un conte à l’envers
Pour s’égarer parfois sur la route lassante

Quand Mallarmé courait les pistes en travers.


LES PISTES EN TRAVERS

Quand Mallarmé courait les pistes en travers
Chantant milles regrets à sa muse dansante
En tournant les feuillets d’un album à revers.

Un hommage à l’azur, une image troublante
Qui va s’évanouir aux vents de l’avenir
Qui soufflent maintenant sur l’aube jaunissante.

Ecrivant ses émois à l’encre du désir
Il vivait son bonheur sans honte et sans mystère
Sans jamais s’endormir doutant avec plaisir

D’un monde où De Nerval pourchassait la chimère.


LA CHIMERE

D’un monde où De Nerval pourchassait la chimère
Proclamant les sonnets qu’il savait nous servir
Pour offrir à ses mots une douce lumière.

Le coucher de soleil qui venait s’assoupir
Libérait les esprits errant dans la campagne
Recherchant dans le noir une âme à conquérir.

L’enfance s’accrochait à son mat de cocagne
Pour ne pas se noyer dans l’onde d’un ruisseau
Qui dévalait parfois du haut de la montagne

A l’aube de ce jour que célébrait Hugo.


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MessageSujet: tous les princes charmants   Mar 1 Nov - 19:46

TOUS LES PRINCES CHARMANTS

Tous les princes charmants sont tombés des nichoirs
Quand l’amour se noyait aux abysses tristesse
Sur les flots du chagrin naviguent les mouchoirs
Comme des drapeaux blancs en signe de détresse.

A l’encre des regrets au fond de nos tiroirs
S’endorment les serments, les restes de caresse,
Les bonheurs envolés perdent tous leurs espoirs
Sur les rives d’un corps en manque de tendresse.

Où partent désormais les amants de passage
Ils se promènent seul et toujours en voyage
Quand le plaisir devient absent au fond des lits.

Le désir ne veut plus des longues chevelures
En laissant à plus tard les folles aventures
Sur les longs chemins gris des rêves interdits.

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MessageSujet: le petit corps d'enfant   Jeu 1 Déc - 5:01

LE PETIT CORPS D’ENFANT

Le petit corps d’enfant gisait là, sur le sable,
La faim l’avait meurtri, l’emportant vers la mort.
L’été, par sa chaleur, avait scellé son sort
Dans ce monde aujourd’hui, ça devient lamentable.

La guerre est désormais beaucoup plus effroyable
Elle arme les gamins, attristant le décor,
Le petit corps d’enfant gisait là, sur le sable,
La faim l’avait meurtri, l’emportant vers la mort.

La famine poursuit cette course implacable
Avec un corbillard pour unique transport
Ne laissant que des pleurs comme seul réconfort.

Dans ce désert, l’image est bien désagréable
Le petit corps d’enfant gisait là, sur le sable,
La faim l’avait meurtri, l’emportant vers la mort.


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MessageSujet: au pied du sapin   Jeu 1 Déc - 5:02

AU PIED DU SAPIN

Au pied du sapin allumé
Un enfant posta son message
Vers un ciel noir tout étoilé
Au vieux monsieur sur son nuage
S’il veut bien l’écouter.

Il lui dit que la liberté
A déserté son paysage
Par ses mots il a quémandé
Que cesse aujourd’hui le carnage
S’il veut bien l’écouter.

Il ferma l’envoi, d’un sanglot
Puis il en rédigea l’adresse
En demandant avec tendresse
De lire ça, de tout là-haut
S’il veut bien l’écouter.

Il attendra ce jour d’hiver
D’être sûr que sa lettre arrive
En implorant dans sa missive
De le sortir de son enfer
S’il veut bien l’écouter.

Quand il voit son arbre blanchir
Un enfant avait dans la tête
Que le monde fera la fête
Ce soir là, puis dans l’avenir
S’il veut bien l’écouter.

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MessageSujet: un nain dans son pays   Jeu 15 Déc - 17:25

UN NAIN DANS SON PAYS

Un nain dans son pays se prenait pour un roi
Petit Napoléon ou nouveau Charlemagne
Sur son vieil occident il imposait sa loi
En partant appauvrir la petite campagne.

Il avait pour régner l’argent comme complice
Un nain dans son pays se prenait pour un roi
Le néant contrôlait ses forces de police
Protégeant son empire en bafouant le droit.

Il montrait le chemin, le désignant du doigt
Priant pour éviter les revers de fortune
Un nain dans son pays se prenait pour un roi
Gardant pour les petits une vieille rancune.

Il gère son trésor qu’importe la détresse
Poursuivant son destin d’une impassible foi
En laissant le joli pour sa belle princesse
Un nain dans son pays se prenait pour un roi.


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MessageSujet: la force d'un mot   Jeu 15 Déc - 17:27

LA FORCE D’UN MOT

Un poète le soir fignolait son ouvrage
En ciselant se mots dans un alexandrin
Sur l’enclume du temps il forge le refrain
D’une folle chanson qu’il emmène en voyage.

Il vient parler d’amour il use d’un sonnet
Evoquant son bonheur, effaçant son regret,
Chapardant une rime au vieil abécédaire.

Il fait danser ses vers à l’ombre d’un rondeau
Ecrivant ses couplets à l’aide d’un stylo
Qu’il s’amuse parfois, à faire et à refaire.

L’impassible rêveur, qui poursuit sa bohême
De villanelle un soir, un jour en ricochet,
Réveillant un pantoum, notant un triolet,
Par la force d’un mot, décide du poème.

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MessageSujet: sur ton corps engourdi   Ven 30 Déc - 22:07

SUR TON CORPS ENGOURDI

Ma main se promenait, visitant ton corsage
Sur ton corps engourdi par le froid de la nuit.

Ma main se promenait visitant son corsage
Pour venir bousculer ton tendre paysage
En douceur distillant dans le fond de ton lit
Une caresse folle, un bonheur en partage
Qui donne à nos désirs une saveur sauvage.
En glissant près de toi je m’approche sans bruit
Quand résonne au lointain tous les coups de minuit
Pour rendre à ta beauté ce merveilleux hommage.
Dans le noir j’oserai faire fuir ton ennui
En laissant mon amour ciseler son ouvrage
Sur ton corps engourdi par le froid de la nuit.

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MessageSujet: la peniche   Ven 30 Déc - 22:08

LA PENICHE

Naviguant sur l’eau, la péniche d’Eloi
Poursuivait son voyage
Sous le pont Mirabeau les clapotis font loi
Dans une folle image.

Elle vogue parfois sur un passage étroit
En laissant faire le tangage
Portée au gré des vents elle file tout droit
En frôlant de très près le rivage.

Allant de port en port déposer son fardeau
Elle court les courants rodant sur les canaux
La voilà, son histoire.

La péniche est partie aux temps du mois de mai
J’y repense parfois en trainant sur le quai
Glissant dans ma mémoire.

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MessageSujet: avec ce bulletin   Ven 2 Mar - 20:47

AVEC UN BULLETIN

Avec ce bulletin que vous mettrez dans l’urne
Peut être vous pourrez sauver votre retraite
En virant pour ce bon cet homme taciturne
Qui met depuis cinq ans les riches à la fête.

Au fond de l’isoloir, allez ranger son nom,
Dans le tiroir marqué « défaites à venir »
En noircissant demain par un trait de crayon
Il a brisé l’espoir d’un meilleur avenir.

Offrez ses propres mots, remplis d’impolitesse
Au roi de pacotille, un serment de gascon.
Par ce bout de papier le cœur plein d’allégresse
Dites lui simplement « casse-toi pauvre con ».

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MessageSujet: jaime ecouter la nuit   Ven 2 Mar - 20:48

J’AIME ECOUTER LA NUIT

J’aime écouter la nuit les murmures du vent
Quand il souffle chez moi tout près de l’océan
Il s’engouffre souvent sur le quai de la gare
Puis devient courant d’air en caressant le phare
Quand la vague revient le lécher doucement.

Quand l’automne le soir impose son tourment
J’aime écouter la nuit les murmures du vent
Qui chantent les émois d’une trop vieille histoire
Dormant depuis longtemps au fond de ma mémoire
Que maman me contait lorsque j’étais enfant.

Il s’en va marauder tout là-haut sur la crête
Chahutant les sommets les matins de tempête
J’aime écouter la nuit les murmures du vent
Qui montre chaque jour son fort tempérament
Venant ébouriffer nos cheveux sur la tête.

Il pousse nonchalant la blancheur des nuages
Poursuivant sans répit ses éternels voyages
Qu’ils s’appellent Mistral Galerne ou bien d’Autan
J’aime écouter la nuit les murmures du vent
Quand il offre au désert la splendeur des mirages.

En colère parfois il devient l’ouragan
La tornade typhon ou cyclone méchant
Il part en forcené pour bousculer le monde
Où parait sur la plage en brise vagabonde,
J’aime écouter la nuit les murmures du vent.

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MessageSujet: par des mots   Mer 28 Mar - 19:02

Par des mots
Maitre : par des mots j’aimerai
01 : conter par l’écriture
02 : ce désir flamboyant
03 : sans faire de l’amour
04 : j’ai trouvé cette fleur
05 : ce bouquet de tendresse
06 : en jalonnant les jours
07 : dans ce monde habité
08 : le plaisir est le roi
09 : le rêve et la caresse
10 : je goute à l’infini.

PAR DES MOTS J’AIMERAI

J’aimerai par des mots conter en écriture
Ce désir flamboyant qui réside en mon cœur
Sans faire de l’amour une caricature.

Au fond de mon jardin j’ai trouvé cette fleur
Qui m’offre chaque nuit ce bouquet de tendresse
En jalonnant les jours des fastes du bonheur.

Dans ce monde habité par ma belle princesse
Le plaisir est le roi d’un royaume inédit
Où règnent sans regret le rêve et la caresse.

Dans ses bras chaleureux, je goute à l’infini.





CONTER PAR L’ECRITURE

J’aimerai par des mots conter en écriture
Les histoires d’un temps, nos duels d’amoureux
A l’abri dans un lit sous notre couverture.

Aux abords de minuit nous débutons nos jeux
Pour laisser nos ébats commencer leur voyage
Sur un chemin pavé de rêves merveilleux.

Les rondeurs de ton corps m’offriront une plage
Ou je veux accoster sans aucune pudeur
Pour montrer aux passants cette sublime image.

Ce désir flamboyant qui réside en mon cœur.

CE DESIR FLAMBOYANT

Ce désir flamboyant qui réside en mon cœur
Réveille mes dix doigts dans leur course sauvage
Pour effacer l’effroi que tisse le malheur.

Sous le soleil d’été je pars à l’abordage
En goutant sans façon tous les fruits défendus
Que tu caches parfois sous le blanc d’un corsage.

En mettant au placard, tous nos rêves perdus
Tous ces instants secrets plongés dans la luxure
Quand l’adultère avait peur des sous entendus.

Sans faire de l’amour, une caricature.


SANS FAIRE DE L’AMOUR

Sans faire de l’amour, une caricature
Je dessine les traits des regards convenus.
Sur ma toile le soir, j’étale la peinture.

Les faux départs se font sur des malentendus
En provoquant souvent un grand vide et l’absence
Pour s’égarer plus tard dans des noirs malvenus.

Le bonheur ne sait plus faire de différence
Il s’en va, il revient poursuivant son labeur
Me laissant divaguer bien seul dans le silence

Au fond de mon jardin j’ai trouvé cette fleur.

J’AI TROUVE CETTE FLEUR

Au fond de mon jardin j’ai trouvé cette fleur
Me régalant toujours de sa douce présence
Qui fabrique à l’amour un asile en douceur.

En venant près de moi dans sa frêle innocence
Elle peint des couleurs au décor éternel
Où le désir s’ébat dans toute son aisance.

Marguerite d’un soir mise au fond du missel
Pour charmer l’écrivain d’un rêve et la promesse
D’une étoile venant s’allumer dans mon ciel

Qui m’offre chaque nuit ce bouquet de tendresse.


CE BOUQUET DE TENDRESSE

Qui m’offre chaque nuit ce bouquet de tendresse
En donnant du plaisir à mon cœur de mortel
C’est la femme d’un soir, une belle Déesse

Elle vient bousculer mon corps d’amant charnel
En ouvrant le portail d’une petite histoire
Pour me faire espérer en l’amour immortel.

Sa beauté remplira pour un temps ma mémoire
Où j’ai gardé pour moi son parfum, son odeur,
Dans un vieux rêve fou qui parait illusoire

En jalonnant les jours des fastes du bonheur.


EN JALONNANT LES JOURS

En jalonnant les jours des fastes du bonheur
Elle allume des feux dans la nuit toute noire
Pour redonner au ciel sa sublime couleur.

Elle veut m’enfermer dans une tour d’ivoire
Poursuivre dans mes bras nos plus tendres câlins
Dans ces instants perdus où tout est dérisoire.

Je découvre parfois dix milles autres chemins
Où le désir se perd dans sa folle paresse
Dans ces moments je vis, bien trop seul, les matins

Dans un monde habité par ma belle princesse.

DANS UN MONDE HABITE

Dans un monde habité par ma belle princesse
Je bâtis ce château, là-bas, près des moulins
Où le soleil revient déposer sa caresse.

Du coté de minuit tu laisseras mes mains
Visiter sans regret ton corps de Colombine
En faisant un arrêt sur le bout de tes seins.

Je cherche les secrets que cache mon ondine
Que me donne sa peau lorsqu’elle se blottit
Dans le creux de mes bras, en se disant câline

Le plaisir est le roi d’un royaume inédit.


LE PLAISIR EST LE ROI

Le plaisir est le roi d’un royaume inédit
Où la reine d’un soir, d’une allure féline,
S’installe dans nos bras, au fond de notre lit.

Un bel archer coquin à la flèche mutine
S’infiltre dans la nuit au cœur de nos ébats
Pour faire remonter un peu l’adrénaline.

Dans la course aux émois nous sommes des soldats
Dans un duel à deux, armé par la tendresse
Attisant le désir au cours de nos débats

Où règnent sans regret le rêve et la caresse.

LE REVE ET LA CARESSE

Où règnent sans regret le rêve et la caresse
L’amour se fait un nid pour signer des contrats
Sans faire pour demain une fausse promesse.

Il s’invite des fois sous la blancheur des draps
L’espace d’un instant dans le fond d’une couche
Pour réveiller l’ardeur de tendres pugilats.

Il viendra par endroit tenter une escarmouche
Pour toucher de son doigt ce beau rêve interdit
Quand un baiser s’en vient se poser sur sa bouche

Dans ses bras langoureux je goûte à l’infini.

JE GOUTE A L’INFINI

Dans ses bras langoureux je goûte à l’infini
Lorsque son corps brulant dans notre lit me touche
Pour donner au présent un chemin sans ennui.

Le désir voyageur quelque part l’effarouche
Quand il accoste un soir sur les bords de sa peau
Caressant de la main sa beauté sur la couche.

Pour offrir à l’amour un tout dernier tableau
Sur la toile je vais tenter une aventure
En dessinant mes vers à la plume, au pinceau

J’aimerai par des mots conter en écriture…

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MessageSujet: un enfant ecrivait   Mer 28 Mar - 19:03

UN ENFANT ECRIVAIT

En prenant son crayon, un enfant écrivait
Sur un bout de papier en lettres majuscules
Sa liste de cadeaux, ses rêves minuscules
Pour son monde enfantin dans lequel il vivait.

Il formait tous ces mots de sa fine écriture
En prenant son crayon, un enfant écrivait
Ses espoirs pour demain dans ce monde imparfait
Pour poursuivre longtemps sa petite aventure.

Il a cru tout gamin aux traineaux des nuages
Aux vertus du sapin où son chausson trainait
En prenant son crayon, un enfant écrivait
Pour à nouveau penser aux bonheurs des rois mages.

Il a fait son dessin, un drôle de portrait
De ce jour insensé qui changerai le monde
Il garde dans son cœur cette clarté profonde
En prenant son crayon un enfant écrivait.

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MessageSujet: un assassin   Mer 28 Mar - 19:04

UN ASSASSIN

Dans mon pays la mort a frappé sans vergogne
Eliminant d’un tir des mômes, des enfants.
Il a stoppé le vol de la vieille cigogne
En lâchant son paquet au fond des océans.

Il veut couper les ponts de notre république
En ravivant l’espoir d’un tyran d’autrefois ;
La haine de ces gens est la seule réplique
D’un nazillon perdu dans un monde d’effrois.
Cet assassin débile occupera la place ;
Pourrissant de ses pas un nouveau lendemain
Il ose sans façon salir notre chemin
En colorant de sang le bleu de notre espace.
Laisseront-ils courir cet immonde pervers,
Cavalier du scooter qui sème l’indécence ?
Ils verront les journaux, noter aux faits divers
Le décès des gamins figés dans leur silence.

Il est temps d’arrêter sa sordide besogne
Pour garder nos gamins au peuple survivant
Sans ramasser ce soir ces restants de charogne
Qu’il nous laisse après lui dans sa honte au présent.

Renvoyez le céans dans le feu des enfers ;
Messieurs les inspecteurs faites la différence !
Passez à ses poignets des menottes, des fers,
Pour que vivent demain les douceurs de l’enfance.

jc blondel
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MessageSujet: l'american dream   Lun 25 Juin - 14:39

L’AMERICAN DREAM

Sauf erreur de ma part, en jargon populaire
L’American dream incompris
S’est pris les pieds dans le tapis
En laissant aux regrets le temps de le défaire.
Il est resté longtemps, bloqué dans nos mémoires
Demeurant éternel
Au fond de notre ciel
Il garde des saveurs qui semblent dérisoires.

Notre regard d’enfant a cru dans l’Amérique
Aux cow-boys et leur révolver
Il propose à présent, l’enfer
Quand le fusil d’antan n’a plus rien de magique.
Au revoir, le Far-West et nos films d’aventure
Le galop des chevaux
N’a plus droit aux tableaux
La liberté, là-bas, n’est que caricature.

jc blondel
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